3 décembre 2011

La lettre première trône sur la table
En tenue d’apocalypse,
Le rire et l’éclair en
Parures impertinentes
Et ça lui va bien
Ça flamboie sec
Ça crépite de tous les côtés,
Et les griffes de l’accord,
Magistral,
Et la perspective haute,
Et l’édifice apaisé
Et le monument monte au monde comme une mer
Et les arches s’apprêtent
Et les sirènes n’ont qu’à bien se tenir
Sur les bords de l’A nouveau
Les opéras et les fugues s’arriment
Là où le bat blesse, l’ambroisie.
L’A nouveau est né dans un volcan serein
Il enflera, toutes voiles en verve,
Dans la lave sure.
Lorsque le kaïros sera sept,
L’aleph,
Grandie,
Grondante,
Crachera des colosses
De langues croisées,
Eclatantes de verbes vifs,
Infinitifs en crue,
Des dessins rois dans des mots reines,
Des couronnements en veux tu en voilà
Pas de cloison dans l’indicible
Mais des sillons de sons clairs,
Foudroyants
Des couleurs dans les mains les yeux le cul
Des couleurs dans le cul
Et des irruptions franches, continues
Des coïts à tous les temps
Il est venu, il est venu l’à présent
Du dire et du faire rouges
Dentelles ardentes
Stridences pleines
ELECTRIQUES

Nitcheva

03/12/11